Burn-out : définition

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, est un épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un stress chronique au travail qui n’a pas été correctement géré. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) le classe comme un phénomène lié au travail, et non comme une maladie.

La onzième révision de la Classification internationale des maladies (CIM-11), adoptée en 2019, le décrit par trois dimensions : un sentiment d’épuisement, une distance mentale croissante vis-à-vis de son travail, faite de cynisme ou de négativisme, et une baisse de l’efficacité professionnelle. L’OMS l’a rangé dans le chapitre des facteurs qui influencent l’état de santé, sous le code QD85. Elle précise que le terme vaut pour le seul contexte professionnel. Un « burn-out parental » n’en est donc pas un au sens de l’OMS.

D’où vient le mot burn-out ?

Le psychologue américain Herbert Freudenberger l’installe dans la littérature scientifique en 1974, avec un article du Journal of Social Issues intitulé « Staff burn-out ». L’image vient de l’anglais to burn out, se consumer jusqu’au bout.

Les travaux de la psychologue Christina Maslach ont ensuite fixé les trois dimensions que la plupart des définitions reprennent. En France, la Haute Autorité de santé (HAS) emploie le terme « syndrome d’épuisement professionnel ». Sa fiche mémo de 2017 le définit comme un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ».

Ce que le burn-out n’est pas

Pas une maladie caractérisée. La HAS l’écrit sans détour : le syndrome « n’est pas une maladie caractérisée », et ni la CIM-10 ni le DSM-5 ne le classent comme tel. Le médecin cherche donc ce qu’il recouvre : un trouble de l’adaptation, un trouble anxieux, un trouble dépressif ou un état de stress post-traumatique. Burn-out et dépression peuvent coexister. Ils ne se confondent pas.

Pas une fatigue passagère. Une semaine chargée épuise. Le burn-out s’installe sur des mois, de façon progressive et souvent insidieuse, et ne cède pas avec un week-end de repos.

Pas une maladie professionnelle inscrite dans un tableau. Aucun tableau de maladies professionnelles ne le vise. Il peut être reconnu par la voie complémentaire de l’article L461-1 du Code de la sécurité sociale, qui ouvre cette possibilité aux pathologies psychiques : la maladie doit être « essentiellement et directement causée par le travail habituel », entraîner le décès ou une incapacité permanente d’au moins 25 % (article R461-8), et un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles rend un avis motivé. Ce seuil réserve la reconnaissance aux formes les plus lourdes.

Pas le bore-out ni le brown-out. Le bore-out naît de l’ennui et du manque de travail, le brown-out de la perte de sens. Les trois relèvent des risques psychosociaux, avec des causes différentes.

Pour les signes d’alerte, la prise en charge et la prévention, lisez notre article de fond sur le burn-out. Les données de prévalence sont rassemblées dans les chiffres du burn-out en France, et les règles d’indemnisation dans l’arrêt maladie pour burn-out.

Sources

  1. Burn-out an occupational phenomenon: International Classification of Diseases, Organisation mondiale de la santé, 2019.
  2. Repérage et prise en charge cliniques du syndrome d'épuisement professionnel ou burnout, fiche mémo, Haute Autorité de santé, 2017.
  3. Staff burn-out, Journal of Social Issues, vol. 30, n° 1, Herbert J. Freudenberger, 1974.
  4. Article L461-1 du Code de la sécurité sociale, Légifrance, 2026.
  5. Article R461-8 du Code de la sécurité sociale, Légifrance, 2019.

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