IJSS (indemnités journalières de sécurité sociale) : définition

Les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) sont versées par l’Assurance maladie au salarié dont un médecin constate l’incapacité de travailler. En cas de maladie, elles valent 50 % du salaire journalier de base, à partir du quatrième jour d’arrêt.

Le sigle IJSS appartient au vocabulaire de la paie. L’Assurance maladie parle simplement d’indemnités journalières, ou IJ. La base légale tient en une phrase de l’article L321-1 du Code de la sécurité sociale : l’assurance maladie verse des indemnités journalières à l’assuré qui se trouve dans l’incapacité physique, constatée par le médecin, de continuer ou de reprendre le travail.

Comment se calculent les IJSS en cas de maladie ?

Le salaire journalier de base est la moyenne des salaires bruts des trois mois qui précèdent l’arrêt, ramenée à la journée. Il est retenu dans la limite de 1,4 fois le Smic mensuel, soit 2 613,83 € bruts pour les arrêts à partir du 1er juillet 2026. L’indemnité ne peut donc pas dépasser 42,97 € bruts par jour, d’après l’Assurance maladie.

Un salarié payé 4 000 € bruts par mois touche le même montant qu’un salarié payé 2 700 €. Au-delà du plafond, la perte de revenu grandit vite.

Trois règles complètent le calcul :

  1. Le délai de carence. Rien n’est versé pendant les trois premiers jours de chaque arrêt.
  2. Les conditions d’ouverture. Pour un arrêt de moins de six mois, il faut avoir travaillé au moins 150 heures au cours des trois mois précédents, ou avoir cotisé sur au moins 1 015 fois le Smic horaire sur six mois.
  3. La durée maximale. Au plus 360 indemnités journalières sur trois ans, sauf pour une affection de longue durée, indemnisable jusqu’à trois ans.

Les IJSS supportent la CSG, à 6,2 %, et la CRDS, à 0,5 %.

Ce que les IJSS ne recouvrent pas

Le complément de l’employeur. L’article L1226-1 du Code du travail impose à l’employeur de compléter les IJSS pour le salarié qui a au moins un an d’ancienneté : 90 % de la rémunération brute pendant les trente premiers jours, puis deux tiers pendant les trente suivants, durées qui augmentent avec l’ancienneté. Ce complément a son propre délai de carence, de sept jours selon Service-Public.fr. Les conventions collectives et les contrats de prévoyance vont souvent plus loin.

Les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle. Ils ouvrent aussi droit à des indemnités journalières, avec des règles de calcul distinctes et plus favorables.

Le temps partiel thérapeutique. Le salarié qui reprend à temps réduit peut continuer à percevoir des IJSS sur la part non travaillée : c’est le mi-temps thérapeutique.

Les arrêts indemnisés nourrissent directement le taux d’absentéisme. Pour un cas concret de durée et de salaire, lisez l’arrêt maladie pour burn-out, et pour les volumes, les chiffres de l’absentéisme en France.

Sources

  1. Arrêt de travail pour maladie : les indemnités journalières du salarié, Assurance Maladie (ameli.fr), 2026.
  2. Article L321-1 du Code de la sécurité sociale, Légifrance, 2026.
  3. Article L1226-1 du Code du travail, Légifrance, 2026.
  4. Arrêt de travail pour maladie d'un salarié, Service-Public.gouv.fr, 2026.

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